GMO90plus

 

Recherche de biomarqueurs prédictifs d’effets biologiques dans l’étude de la toxicité sub-chronique (3 et 6 mois) des OGM chez le rat

Porteur du projet : Unité Toxalim, INRA UMR1331
Partenaires : INRA ; INSERM ; CNRS ; ANSES ; Universités (Toulouse 3, Rennes 1, Paris Descartes, Bordeaux, Lyon) ; Profilomic ; Methodomics ; Laberca ; Agilent

(publié le 3.10.2014, mise à jour le 21.07.2015)

Portée par un consortium réunissant des compétences scientifiques variées, cette recherche a pour finalité de déterminer si l'alimentation de rats avec des maïs génétiquement modifiés induit des changements métaboliques qui pourraient être reliés à des biomarqueurs précoces d'effets (caractéristique biologique mesurable). L'enjeu est de fournir des données clés utilisables dans le cadre des processus d'évaluation des risques.

Pour cela, le projet GMO90plus propose d'optimiser le caractère prédictif du test de toxicologie sub-chronique à 90 jours chez le rat, utilisé pour évaluer la toxicité de composés chimiques et proposé par l'agence européenne EFSA dans le cadre des procédures d’évaluation sanitaire des plantes génétiquement modifiées. La recherche de biomarqueurs précoces est basée, d'une part, sur une expérimentation d'une durée de 6 mois et, d'autre part,  sur une interaction forte avec les projets financés dans le cadre du 7e programme-cadre européen GRACE (3 mois et 1 an) et G-TwYST (3 mois et 2 ans).

Le consortium a choisi le maïs comme aliment génétiquement modifié, tout d'abord parce qu'il s'agit de la seconde plante génétiquement modifiée actuellement utilisée et produite au niveau mondial à des fins alimentaires, mais aussi par souci de comparaison des données avec les deux projets européens. Ainsi, 2 maïs génétiquement modifiés ont été sélectionnés :

  • le maïs MON810, qui exprime la protéine insecticide Bacillus thuringiensis (toxine Bt), en raison de son utilisation dans le projet de recherche GRACE ;
  • le maïs NK603, résistant à l'herbicide glyphosate, du fait de son emploi dans le projet G-TwYST.

Dans le cadre du protocole de cette recherche, des échantillons d’organes, d'urine et des prélèvements sanguins sont réalisés pendant 6 mois sur les rats nourris à base de plantes OGM (30 rats de chaque sexe par régime alimentaire) et sur des rats témoins, pour rechercher des biomarqueurs par les techniques "omiques" (métabolomique et transcriptomique).

Les résultats de l'expérimentation animale seront analysés par des spécialistes de physiopathologie, en particulier des systèmes hépato-gastro-instestinal, reproducteur et urinaire.

Enfin, la caractérisation et la validation de biomarqueurs d'intérêt seront examinées par le consortium, en étroite relation avec les coordinateurs des autres projets connexes du FP7. Les valeurs biologiques et les données physiopathologiques vont en effet bénéficier des jeux de données issues des programmes  GRACE et G-TwYST qui suivent des rats de même souche et seront disponibles en libre accès sur un site web.

L'originalité de ce projet est d'associer différentes parties prenantes (associations, entreprises, syndicats professionnels) à l'ensemble de ces étapes clés du protocole de recherche dans le cadre d'un dialogue permanent.

 

Retrouvez le descriptif du projet détaillé du projet GMO90+ :

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